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Siren Blood Curse – Article par BloodCurse

Siren Blood Curse

Siren Blood Curse
Siren Blood curse est édité et développé par Sony en 2008. Il est sorti exclusivement sur PS3. Il fait donc parti du très maigre catalogue de survival-horror sur cette console. C’est un remake/reboot du premier Fobidden Siren sorti sur PS2. Il est à la fois un des premiers jeux PS3 à être sorti sur PSN de façon épisodique et un des premiers utilisant le système de sixaxis de reconnaissance de mouvements (pouvant être utilisé pour se débattre ou recharger).

L’histoire est donc, dans les grandes lignes, similaire à Forbidden Siren 1 : Lors d’un rituel sacrificiel sectaire, Howard, un étudiant venant enquêter sur une légende locale, intervient pour sauver une fille qui allait être exécutée. C’est alors qu’une sirène retentit et que les habitants de cette zone insulaire se transforment en mort vivants immortels.

Quelle est la raison de cette malédiction ? Pourquoi seul les autochtones sont touchés aux premiers abords ?
Siren Blood Curse
Premièrement, on voit que, mis à part pour les autochtones, tous les personnages sont d’origines américaines. Peut être un désir des développeurs pour que leur jeu ait plus de visibilité en occident. Mais le fait de s’adapter à la culture américaine est-elle une bonne idée dans le contexte du Survival-Horror ? Il est clair que les américains sont globalement friand d’action, du moins d’une horreur différente de celle mis en avant par les japonais. Américaniser ce titre va t-il donc apporter quelque chose de bon pour ce titre ?

Les personnages jouables ont des réactions clairement plus américaines. Bien que les personnes restent des personnages lambda (Journalistes pour la plupart), ça clashe, ça a l’esprit maternel, ça donne un côté un peu plus « rentre dedans » mais sans jouer dans la surdose et la surenchère pour ne pas trop influencer l’ambiance.

Toutefois, il y a tout de même quelque chose qui gène l’expérience de jeu. C’est au niveau des mécanismes de jeu. Contrairement aux premiers Forbidden Siren, posséder une arme ne nous rendait pas pour autant plus confiant. Dans ce remake, obtenir une arme nous voit conférer une force émanant de notre corps nous disant d’aller neutraliser tous les ennemis de la zone. Pour simplifier, les armes, qu’elles soient à feu ou aux corps à corps, nous donnent trop d’avantage. Les ennemis ne nous font par conséquent plus peur, l’ambiance en prend un sacré coup et le système de « Sight-Jack » ne nous sert plus à rien (Un mécanisme brillant introduit dans le premier jeu nous permettant de voir à travers les yeux des ennemis et de nos alliés. Ça permettait de donner un côté infiltration stressant et utile puisque la détection par les ennemis était, dans la plupart des cas, synonyme de mort). Ici, sauf exception avec la petite fille n’ayant pas de moyens de se défendre, l’utilité du sight jack devient anecdotique et non obligatoire.

Des autres différences ?

Il est évident que Siren Blood Curse se renouvelle avec des graphismes pas mauvais pour l’époque, un gameplay assoupli contrairement aux premiers épisodes (bien que clairement perfectible). Le jeu s’avère assez sombre ce qui lui vaudra pas mal de critiques des joueurs. Le système nous demandant de devoir faire plusieurs fois une mission a disparu mais les archives sont, quant à elles, conservées. Ces dernières permettent une compréhension plus en profondeur de l’histoire et du background du village. Un point qui reste central et superbement maîtrisé dans ce jeu.

Malgré les points présentés précédemment, l’ambiance reste très bonne, le design des monstres est repoussant dans le bon sens du terme (enfin on se comprend), les décors fourmillent de détails, les musiques et les bruitages sont dérangeants. On retrouve les ennemis de base du premier Forbidden Siren tout en rajoutant quelques uns. Malheureusement, un point négatif du jeu est sa durée de vie. Des environnements du premier jeu ont tout bonnement été enlevés (ce qui va parallèlement avec le nombre de personnages baissé). Ici, plus d’école, un de mes niveaux préférés ! On déambulera principalement dans des mines, un hôpital et des rizières. Des autochtones tels que Rise Onda ou Takeuchi disparaîtront. Dommage car le background de ces personnages enrichissait l’univers contrairement à une partie des nouveaux arrivants n’ayant rien à voir avec le village.

D’un autre côté, le jeu ne dispose que de deux modes de difficulté, un mode facile et un autre normal. Il n’y a aucun mode difficile qui aurait pu augmenter le challenge. Il en aurait clairement besoin car bien que loin d’être simple il n’est pas prêt d’égaler le niveau de difficulté des premiers jeux.
Siren Blood Curse
Pour conclure, une version moins bonne que la précédente de part son contenu diminué ainsi qu’une hausse de l’action mettant au second plan le Sight Jack. Cependant, Siren Blood Curse reste un excellent survival-horror avec un univers riche, une ambiance unique et malsaine, ainsi que des niveaux qui vont marquer l’expérience vidéoludique des joueurs. A faire donc.

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Siren Blood Curse sur PS3

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